28 Mar

Démystifier un CELI

Le CELI a été mis en place par le gouvernement fédéral en 2009 dans le but de donner aux Canadiens un nouvel avantage fiscal. Ce plan ne s’adresse pas seulement aux personnes les mieux nanties, il s’adresse à tout le monde. Il est permis d’investir 5 000 $ par année et ce plafond est cumulatif depuis 2009. Donc, si vous n’y avez pas encore cotisé, il est permis, en 2011, d’y verser 15 000 $.

Contrairement aux REER, si vous effectuez un retrait, vous pourrez remettre ce retrait l’année suivante. De plus, les cotisations ne sont pas déductibles et par le fait même, les revenus générés par les placements demeurent à l’abri de l’impôt.

Tout comme les REER, les placements détenus à l’intérieur du CELI peuvent être très diversifiés. Vous pourriez avoir des certificats de placement garantis, des obligations, des actions, des fonds mutuels.

Selon un article d’André Dubuc, du journal « Les Affaires », publié, le 2 juillet 2010, voici les principales raisons de détenir un CELI :

1 – Pour accumuler de l’épargne hors REER

Ceux qui ont déjà contribué le maximum permis au REER peuvent se tourner vers le CELI pour continuer d’épargner à l’abri de l’impôt.

De plus, il est possible d’effectuer des retraits non imposables en tout temps, même à la retraite. Cela n’est pas le cas avec les REER, dont les retraits sont imposables. Pour les retraités, retirer de l’argent du compte CELI permet de se gâter, à l’occasion, sans qu’il n’y ait d’incidences sur certains avantages consentis par l’État, comme la pension de la Sécurité de la vieillesse.

2 – Pour financer des projets

Le CELI est un instrument tout désigné pour déposer les sommes épargnées en vue du financement d’un projet : un voyage, l’achat d’un chalet, un retour aux études, une année sabbatique, une auto neuve, etc. Outre le fait que l’épargne fructifie à l’abri de l’impôt, le CELI a l’avantage de ne pas assujettir l’épargnant à des dispositions spécifiques de remboursement, contrairement aux REER dans le cas du Régime d’accession à la propriété (RAP) et du Régime d’encouragement à l’éducation permanente. Dans ces deux exemples, l’épargnant doit rembourser les sommes empruntées sur une période maximale de 15 ans et de 10 ans, respectivement.

3 – Pour compter sur un fonds d’urgence

Les conseillers financiers insistent sur l’importance d’avoir un fonds de secours qui équivaut à trois mois de dépenses. L’argent doit être accessible en tout temps, idéalement sans frais. Le CELI constitue un bon abri pour placer cette réserve.

4 – Pour profiter d’avantages fiscaux quand on gagne peu

Pour certains ménages, l’avantage fiscal associé aux contributions REER est ténu parce qu’ils paient peu ou pas d’impôt. Dans leur cas, il est préférable de contribuer au CELI lorsque les revenus annuels sont bas, et d’accumuler des contributions REER non utilisées. Le jour où ces ménages gagneront suffisamment d’argent pour payer de l’impôt, ils transféreront les sommes du CELI vers le REER de façon à réduire leur revenu imposable

5 – Pour optimiser ses revenus à la retraite

Il n’y a pas d’âge limite pour contribuer au CELI, alors qu’on ne peut pas contribuer au REER après 71 ans. Une autre stratégie possible consiste à réinvestir dans le CELI, en tout ou en partie, les retraits obligatoires du fonds enregistré de revenu de retraite (FEER). Les sommes dont le retraité n’a pas besoin pour vivre continuent ainsi de croître à l’abri de l’impôt.

6 – Pour fractionner le revenu

Le gouvernement permet le fractionnement du revenu de pension entre conjoints à la retraite. Le CELI permet de pousser plus loin le fractionnement. L’épargnant peut contribuer au CELI de son conjoint et à celui de ses enfants majeurs chaque année sans que les règles d’attribution ne s’appliquent.

Alors pour voir les opportunités qui s’offrent à vous, n’hésitez pas à nous contacter.

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